Activité physique adaptée : un levier thérapeutique pour les troubles du comportement alimentaire chez les jeunes

L’activité physique adaptée, comme le Pilates, joue un rôle clé dans la prise en charge des troubles du comportement alimentaire chez les jeunes. En favorisant une meilleure régulation émotionnelle, une motivation saine et une amélioration du sommeil, elle s’intègre efficacement aux parcours de soin pour un rétablissement durable et global.

Adolescence et vulnérabilité psychologique

L’adolescence et le début de l’âge adulte constituent une période de grande vulnérabilité. À ce stade, l’immaturité cérébrale rend difficile la régulation des émotions et des comportements, particulièrement dans des environnements sociaux défavorables ou sous une influence négative des pairs. Cette fragilité expose les jeunes à des comportements à risque, notamment en lien avec les troubles du comportement alimentaire (TCA).

Plusieurs facteurs de risque sont identifiés :

  • Des caractéristiques physiques (âge, sexe, poids) ;
  • Les modalités de l’activité physique pratiquée, ses motivations sous-jacentes et les risques de dépendance ;
  • Des aspects psychologiques tels que l’image corporelle, le perfectionnisme, l’anxiété et la dépression.

Dans ce contexte, l’activité physique adaptée (APA), comme le Pilates, joue un rôle central dans l’accompagnement thérapeutique, permettant d’influencer positivement l’évolution du parcours de soin.

Troubles du comportement alimentaire et activité physique

L’activité physique adaptée est reconnue comme un outil thérapeutique efficace dans la prise en charge des TCA. Des études montrent que des pratiques comme l’aérobie, le renforcement musculaire, le yoga, le Pilates ou le tai-chi offrent des bénéfices physiques et mentaux :

  • Amélioration de la force, de l’équilibre et des fonctions cardiovasculaires ;
  • Réduction de l’anxiété et augmentation du bien-être.

De plus, l’APA permet de réguler une activité physique souvent excessive et dysfonctionnelle, un comportement fréquemment observé chez les patients souffrant de TCA. Cette régulation est cruciale, car une activité excessive peut constituer un obstacle majeur au traitement et à la guérison.

Motivation et réorientation grâce à l’activité physique adaptée

Pour transformer durablement les comportements des patients, il est essentiel de réorienter les motivations sous-jacentes à leur pratique sportive. La théorie de l’autodétermination, souvent mobilisée dans le domaine de l’activité physique, met en lumière l’importance de motivations intrinsèques axées sur la santé et le bien-être plutôt que sur le contrôle du poids ou de l’apparence physique.

Chez les patients atteints de TCA, l’activité physique est souvent motivée par des objectifs dysfonctionnels, tels que la dépense calorique ou la maîtrise corporelle. En introduisant des pratiques comme le Pilates, axées sur la conscience corporelle, la relaxation et le bien-être, on peut encourager une transition vers des motivations plus saines et globales.

Cette transformation des motivations pourrait engendrer :

  • Une diminution des comportements d’hyperactivité physique ;
  • Une amélioration de la prise de poids ;
  • Une reconnaissance accrue des effets positifs de l’activité physique sur la santé mentale.

L’activité physique adaptée et le sommeil

Le sommeil est un élément clé dans la prise en charge des TCA et des troubles psychiatriques en général. Une mauvaise qualité de sommeil est non seulement un symptôme, mais aussi un facteur aggravant ces pathologies. Bien que des traitements médicamenteux existent, leurs effets secondaires encouragent souvent le recours à des alternatives non médicamenteuses comme l’APA.

Des recherches ont démontré que l’activité physique, notamment le Pilates, a un impact positif sur le sommeil :

  • Amélioration de la durée totale de sommeil ;
  • Réduction des réveils nocturnes ;
  • Augmentation de l’efficacité du sommeil.

Ces bienfaits renforcent l’idée que le Pilates, au-delà de ses avantages physiques et mentaux, peut constituer un véritable outil dans le rétablissement des patients atteints de TCA.

Conclusion : Vers une approche globale et humaine

L’intégration d’une activité physique adaptée, comme le Pilates, dans les parcours de soin des patients atteints de troubles du comportement alimentaire offre une réponse efficace et complémentaire. En combinant mouvements, attention et respiration, cette approche permet non seulement d’améliorer la santé physique et mentale des patients, mais aussi de transformer leurs motivations pour des bénéfices durables.

Adopter une approche globale, en intégrant l’APA à d’autres interventions thérapeutiques, est essentiel pour favoriser un rétablissement complet et aider les jeunes à reprendre le contrôle de leur santé et de leur bien-être.

Et si nous redonnions aux jeunes les outils pour cultiver leur équilibre et leur sérénité ?

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